Je me sens comme un agneau qui ne dit pardon au loup d'avoir été trop lent.
A lui offrir son coup d'avoir pris trop de place
d'avoir trop résisté, d'avoir vu sa robe de rouge se tâcher.
Cette chambre, toi, d'aimer, accoule pas la pelle.
À marcher entre Raoto et Yen Et je compte même plus les fois où on m'a traité de chienne
Je compte même plus les fois où on m'a traité de chienne.
Mais c'est une sienne qui a élevé Rome.
Les putes comme moi portent les rêves des hommes Mais c'est une sienne qui a élevé Rome Les putes comme moi portent les rêves des hommes
Je ne veux plus supplier qu'on me rende mes nuits, mes rues sous les lumières.
Des soleils de minuit Qu'on me rende ces fêtes Qui comblent mes insomnies
Sans l'ombre d'une main qui flotte et se pose sur ma cuisse Cette ville me doit d'aimer à coups et pas la chaîne
À marcher entre les rois qui tuent les reines Et je compte même plus les fois où on m'a traité de chienne Non, je compte même plus les fois où on m'a traité de chienne Mais c'est une chienne qui a élevé Rome
Les putes comme moi portent les rêves des hommes Mais c'est une chienne qui a élevé Rome
Les putes comme moi portent les rêves des hommes
Certains me doivent d'aimer à coups, pas à genoux
Mais préfère cracher leur venin debout Et je mangerai leur langue si c'est le prix du silence
Je mangerai leur langue si c'est le prix du silence