« Salut à toi, momie ! » Nous avions pleuré si fort quand éclata la nouvelle.
« Titus vit ! » Enfin tu m 'as écrit et je te réponds aussitôt.
Aujourd 'hui, j 'ai un rêve incroyable à te raconter.
Une louve, venue d 'Italie, exprès pour me rencontrer.
« À la Polacka, poco pium o sonar djiko com pravulo adacio ! » me dit -elle.
« Quoi ? » « Do do can fuoco mazur ! »
« Mazur quoi ? » J 'ai foncé au piano.
La louve m 'a écouté.
Ensuite elle m 'a interrompu et cette fois j 'ai tout compris.
« La note bleue, petit homme, tu la cherches au mauvais endroit.
Tu te perdras cent fois avant de la trouver et au moment où tu n 'y croiras plus, elle
sera là.
Bougie qui se rallume, sourire qui vient de l 'intérieur.
Comment a -t -elle deviné mon plus bel espoir ?
« Grazie, grazie ! »
Mais ensuite, la bête aux grandes dents me poursuit pour me dévorer.
Je me sens rôti qui court, poulet pas cuit.
Je fuis pour sauter hors du cauchemar.
Après, une horde de loups me traquent.
Des loups qui traînent dans les pattes des instruments de musique.
Imagine -toi ça, un orchestre entier.
À ce moment, une petite fille arrive.
Elle rit du danger.
Je la reconnais.
Elle court avec moi.
Nous tombons dans une fosse et je les vois au -dessus, affamés.
Certains loups jouent et se moquent de mes concertos.
D 'autres descendent pour nous croquer.
Les violons et les danses s 'y ensemblent.
C 'est affreux.
Je veux me sauver, surtout protéger la toute petite fille.
Je ne peux rien faire.
Je crie.
Et bien sûr, je me réveille, l 'oreiller entre les dents, tombé à côté du lit.
« Allez Titus, souris au moins de mes rêves, je t 'en prie. »
Frédéric